Quelques approches de ce qu'est la cité universelle. Rencontres et impressions
Je frémis un peu à l’idée de traverser ces espaces d’incertitude. Rien ne m’échappe, je suis aux aguets, prêt à tout voir, à tout entendre. La respiration lourde de mon voisin me donne des envies irrépressibles de lui écraser la tête entre mes cuisses...
Lire la suiteJ’ai beau fermer les yeux, écraser mes paupières, masquer mon visage d’une main moite, rien n’y fait. Vautré dans un canapé jadis blanc, jauni par la nicotine et mes excès alimentaires, je tente de rester immobile sous peine de vomir au moindre de mes...
Lire la suiteNe plus s’en rendre compte. Ne pas en avoir conscience. Le faire, en dépit du bon sens. Sourire bêtement pendant plusieurs heures puis rester de marbre une fois son gagne-pain terminé . S’énerver un peu pour ne pas perdre complètement la face. Oublier...
Lire la suiteLa facturette de mon expresso attestait que le serveur 2 avait traité la commande. On me remerciait par ailleurs d’être passé par là et l’on souhaitait me revoir rapidement. Le café était plutôt bon et, accoudé au comptoir d’une gargote de gare, je devisais...
Lire la suitePour Lau Nous sommes les nouveaux anarchistes, rien n’avait été fait avant nous. L’insécurité de nos vies, pour une fois, est réelle. Les lendemains ne nous souriront certainement pas. Chaque geste que l’on tente de faire est une réelle prise de risque,...
Lire la suiteA l’étroit dans son costume bleu dégradé, il pointait le sol de l’index. Je l’avais croisé sur la place, n’importe quelle place, à l’occasion d’une de mes rares sorties en dehors de la cité universelle. Sa démarche dégingandée et ses vociférations continuelles...
Lire la suitePour Cédric* Teutonnes aux tétons turgescents, seuls leurs prénoms retinrent mon attention. Elles précédaient deux jeunes hommes qui, je m’en rendis compte rapidement, auraient mieux fait de ne pas les accompagner. Une tierce personne fit une courte apparition...
Lire la suiteJe lui parlais souvent. Assis sur un banc, il me regardait sans vraiment me regarder. Cauteleux par la force des choses, même un contact visuel trop franc lui était devenu menaçant. Nos discussions n’étaient pas plus intéressantes que celles qu’il pouvait...
Lire la suiteJe pris mes cliques et mes claques, un peu après la pluie. La cité universelle ruisselait. Accompagné de mon fidèle destrier, j’arpentais les quais sans autre motif que celui d’éprouver mon corps. Certaines venelles étaient par moment scintillantes quand...
Lire la suiteLa moitié de la gueule apparente, je peux voir son cerveau. Une existence déjà entendue pour les quarante ans à venir. Il n’y aura plus aucun évènement vraiment surprenant, peut être le décès d’un parent âgé, une fausse couche. Dans le froid, le passé...
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