Quelques approches de ce qu'est la cité universelle. Rencontres et impressions
J’avais fais ma part je pense, j’attendais tout bonnement mon tour. A l’arrêt, coincé entre deux olibrius et sous la férule d’une tierce personne de ma connaissance, je regardais avancer les marchandises que j’avais posées sur le tapis roulant. Une triste...
Lire la suiteI l déchirait méticuleusement l’étiquette de sa bouteille de bière et, après avoir mis à nu cette dernière, la remplissait des morceaux de papiers ainsi obtenus. Quelques gorgées marquaient une pause dans ce travail de longue haleine et je baissais systématiquement...
Lire la suiteTous les soirs je découche, les draps suspendus au mur. Le nez au milieu de la figure, je ne trompe plus grand monde. Une fumée bleutée s’engouffre dans le moindre espace pour disparaitre un temps, libérée de mon souffle court. Planté là, mon bras ne...
Lire la suiteUn peu avant la nuit, à l’heure où chacun savait ce qu’il avait à faire, je m’étais assis sur un banc. Mon fidèle destrier, harassé par la tâche, était à mes côtés, reposant dans un équilibre précaire sur l’un des bords de cet hospice urbain. La pluie...
Lire la suiteJe les connaissais. Ils étaient ma peine quand leurs verres se vidaient, seuls et sur le point de chuter à tout instant. Tristes figurants, la cité universelle n’avait eu aucun égard à leurs endroits. Nous trinquions alors souvent ensemble, toquant de...
Lire la suitePour ses vingts ans A l’ange aux cheveux noirs tentant de s’enfuir, J’envoie ma horde de mots chercher ses soupirs, Dormant là, au pied d’un arbre d’ébène, Quelques soldats de papiers s’émeuvent et la prennent, A vouloir posséder son âme et son corps,...
Lire la suiteLa pluie avait cessé. Abandonnée quelques minutes auparavant, la rue retrouvait sa physionomie habituelle au fur et à mesure de l’apparition de ses figurants. Quelques larges flaques s’étaient formées et deux pigeons ventripotents s’envolèrent dare-dare...
Lire la suitells avaient certainement terminé de travailler pour aujourd’hui. Finir sa journée . Deux montures cadenassées les attendaient à la sortie d’un saloon des temps modernes, ce dernier ne m’étant pas vraiment inconnu. J’aimais à croire qu’ils n’étaient plus...
Lire la suiteIls passaient devant moi, trainant derrière eux leurs sacs à dos. Un chien les devançait un peu, quelques mètres les séparaient l’un de l’autre. La rue leur appartenait pour quelques minutes et je n’entendais plus que le frottement des sangles de cuir...
Lire la suiteCeux-là semblaient me reconnaître. Un sourire en coin, complice, une sympathie non feinte. Les rues se succédaient et je frappais bruyamment le sol à chacun de mes pas, annonçant mon passage et ma condition. Je ne connaissais personne dans ce quartier...
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