Quelques approches de ce qu'est la cité universelle. Rencontres et impressions
L’humanité que je côtoie n’ambitionne pas d’acheter un appartement ou un écran plat de plus d’un mètre, elle vous sert votre plat du jour. L’humanité que je fréquente attend toujours l’amour sans trop y croire, de peur que cela n’arrive jamais. Vous la...
Lire la suiteToujours immobile. La vie passait devant moi comme chaque jour, à vélo, en voiture ou à pied. Sur un air du « sacre du tympan », une atmosphère des années soixante-dix. Chaque chose était à sa place, chaque mouvement avait une raison ou un but, tout était...
Lire la suiteSous la lumière d’un réverbère, quelques ombres néanmoins. Un essaim hominien passait devant moi, bruyamment. Quelques uns s’arrêtaient parfois. Par moment, une certaine complaisance, évidente, s’emparait de moi et m’isolait davantage. Il était ordinaire...
Lire la suiteMa curiosité. Mon indiscrétion en tout cas envers ce livreur de boissons. Chacun de ses gestes avaient un sens. Ses mots, rares, résonnaient dans la rue, la rendant naturellement plus vivante. Il était une partie d’une immensité étourdissante, un élément...
Lire la suiteLa pose était la même. Je n’avais plus besoin d’imaginer cette cité universelle, elle se créait tout autour de moi, à chaque respiration. L’improbable ; ce dernier m’avait adressé la parole sans me la demander ; se révélait décevant au fur et à mesure...
Lire la suiteA perte de vue, de tristes errants ayant définitivement renoncé à trouver une sortie acceptable. Des allées interminables, des prolongements attendus et surprenants pourtant ; dans leurs yeux cette lueur d’espoir vacillante à chaque croisement ; le linéaire...
Lire la suiteSur le point de partir. Prêt à rester surtout. Le verre de bière était à moitié vide, par moments à moitié plein. Son regard, abattu, avait déjà croisé le mien, son absence de mots avait engendré les miens. Tous les soirs ou presque, la même heure, la...
Lire la suiteEn manque de tristesse, contre vents et marées. Je l’écoutais lui parler. Il y avait dans cette aliénation amoureuse une grâce que l’on recherche tous, celle qui en me quittant me relégua au simple rôle de figurant. Elle savait tout ce qui pouvait l’attendre,...
Lire la suiteS’imaginer en train de l’attendre. Se faire croire que l’on attend quelqu’un. Qu’elle est un peu en retard. Il y a toujours une douceur, une langueur, un instant pathétique. A se perdre dans ces espoirs sentimentaux imaginaires, l’on se pense un peu à...
Lire la suiteL’avoir suivi ne m’étonne guère, la raison réelle est bien plus discutable. Son chien répondait (ou ne répondait pas la plupart du temps) au nom de «branleur» et le devançait toujours de quelques mètres. Je connaissais ces quais, déserts à cette heure,...
Lire la suite