Quelques approches de ce qu'est la cité universelle. Rencontres et impressions
Il était seul au comptoir, ils étaient assis l’un à côté de l’autre. Sa voix ne se fit entendre qu’au moment de recommander une autre bière, une de celles que l’on boit lentement pour espérer un peu plus, un peu plus longtemps. Les futurs amants tragiques...
Lire la suiteElle n’était que douleur. Son visage n’exprimait que cela, dans l’agressivité comme dans la résignation. C’était une partie de la cité universelle que je ne connaissais pas, bien sûr. Un lieu que l’on pourrait qualifier de brasserie, de bistrot, d’estaminet...
Lire la suiteVous désirez une viennoiserie avec votre café ? J’entendais la voix mais je n’arrivais pas à reconnaître les mots qui sortaient de cette bouche naguère désirable. Une blouse blanche, une coiffe blanche, des chaussures de sports blanches, un rouge à lèvre...
Lire la suiteIl était aussi suintant que les murs du bar qu’il longeait pour rejoindre les toilettes. Protégé d’un bermuda à fleur et d’une veste en cuir hors d’âge, l’homme (car c’en était toujours un) esquivait difficilement les nombreuses tables qui l’empêchaient...
Lire la suiteA portée de main, un couple qui n’avait rien de tragique. C’est au moment de voir la femme se lever pour aller aux toilettes que je me rendis compte de l’avantageuse allure de son homme. On se doutera bien de mon avis immédiat sur la belle dame. Je pris...
Lire la suiteA une station de ma destination, à quelques mètres de moi, comme toujours. J’étais particulièrement attentif ces derniers temps. Mon immobilité n’y étais pas étrangère. L’observation de la vie qui passait à côté de moi ne pouvait se faire qu’en payant...
Lire la suiteI l ne pouvait s’agir que des amants tragiques, rencontrés il y a quelques temps déjà. Lui, appuyé contre la paroi du tramway, tenait dans ses bras celle qui jadis esquivait à peine un regard et une étreinte qui lui était promis. C’était somme toute anodin,...
Lire la suiteTrajets nécessairement interminables, visions hallucinées d’un couple ordinaire, genoux qui se frôlent malencontreusement. Tout ceci, et bien plus encore pour que subsiste dans une partie de ma mémoire le résidu des spectacles auquel je suis confronté,...
Lire la suiteJe la voyais presque tous les jours. Souvent par temps froid, emmitouflée dans un manteau doudoune, un sac de course ou un enfant à la main. Elle n’était pas très belle, elle ne l’avait sans doute jamais été et portait sur son visage les marques caractéristiques...
Lire la suiteCela devenait inexorable. L’acteur aurait certainement qualifié cette situation de fatale. Deux ou trois heures, guère plus, une éternité pour qui y prêtait attention. Après avoir traversé ces espaces vidés de leur sens, après avoir rencontré ces êtres...
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